[MAKER À COEUR] Julien, l’auto-entrepreneur sur longboard

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Julien est en train de mettre en place sa propre boîte de fabrication de longboards et de devenir auto-entrepreneur ! Témoignage d’un jeune maker de Plateforme C.

Bonjour Julien, peux-tu nous dire un peu qui tu es?
Moi c’est Julien Giboudeaux, je suis ingénieur en éco-conception à la base et j’ai fini mes études en septembre. J’ai 23 ans et puis je suis passionné par les sports de glisse, la nature, l’environnement : ce sont des choses qui me plaisent beaucoup.  Et j’ai décidé de monter mon projet Naoned Longboards : ce sont des longboards made in France on peut dire, presque écolo !

Peux-tu expliquer la démarche que tu as eu derrière ce projet?
Mon projet est né de ma passion pour les longboards. J’ai toujours voulu faire quelque chose de concret de mes mains. Depuis tout gamin, je travaille avec mon grand-père et mon père dans l’atelier de moto dans lequel on a aussi une machine à bois et j’ai toujours eu envie de travailler le bois. Pour moi, le fait de monter ma boîte, ça me permettait d’être un peu tout, c’est-à-dire un peu ingénieur, faire un peu de communication, être un peu vendeur et surtout faire quelque chose qui me plaît.

Quelles sont les valeurs que tu attaches à ton projet?
Je suis dans une démarche visant à améliorer mon produit tout au long de mon entreprise. Là je sais qu’il y a pas mal de points que je trouve moyens sur mon projet. Par exemple j’ai du mal à trouver du bois en France qui me convienne pour les grandes boards. Pour les petites boards y a pas de soucis, je trouve du chêne labellisé. Pour les grandes boards c’est de l’érable, et j’ai un peu de mal à en trouver en France donc je prends de l’érable Canadien qui est quand même labellisé “durable”. Pour moi c’est le minimum, mais je ne suis pas satisfait. Le truc sur lequel je le suis plus, c’est la colle. Celle que j’utilise est à base d’eau, avec un autre matériau, mais la recette est secrète… Elle est agréée pour tout ce qui est matériel de cuisine et elle dégage très très peu de COV. Donc je me dis, si elle est bonne pour la nourriture, elle n’est pas mauvaise pour l’environnement ! Je suis également très attaché au Made in France, j’y fais attention dans ma vie de tous les jours en essayant d’acheter au maximum du local, même si ça coûte un peu plus cher. En plus de ça, j’aimerais travailler avec Reforestaction, qui propose aux entreprises de donner entre 1 et 5% de leur chiffre d’affaires. Pour l’instant je suis parti sur 1% parce que j’ai toujours des investissements à faire. Mais dès que je pourrai, j’essayerai de donner le maximum que je peux.

Si tu devais résumer en quelques phrases les étapes de fabrication de tes longboards, que dirais-tu?
Et bien d’abord, il s’agit de donner une forme à la board, puis on va la découper, la poncer et appliquer des finitions (la décoration…). Ça reste assez basique.

Quelles sont les machines que tu utilises le plus?
Pour l’instant, ce sont plutôt des machines basiques : scie-sauteuse, la ponceuse… En ce moment, je tend beaucoup à utiliser la machine laser. Pourquoi pas la CNC le jour où ça fonctionnera.

As-tu eu quelques difficultés pendant tes réalisations?
Ça m’est arrivé, mais bon sur internet on trouve tout en fait. Au départ on tâtonne forcément alors on y va doucement, on essaye de faire au plus propre. Mais si on s’applique et qu’on est dans une démarche réflexive alors en général tout se passe bien.

Et pourquoi travailler à Plateforme C ?
Le lien avec Plateforme C c’est la possibilité de partager et monter une expérience. Ce que je trouve génial, c’est l’esprit collaboratif. Rien que l‘apéro|projets ! On peut présenter son projet et en écouter d’autres. Il y a un truc super convivial qui se passe ici. Je n’avais jamais fait partie d’un fablab, bah je suis pas déçu ! Au-delà du partage des outils, il y a un partage de l’humain qui est essentiel.
En même temps j’ai besoin d’un atelier pour pouvoir faire mes boards. Et puis, une partie des gains de la campagne Ulule va me permettre de m’abonner à Plateforme C afin que je puisse venir plus souvent. Et l’utilisation des machines, c’est super cool.

Quels liens as-tu créé avec les autres adhérents?
Et bien de mon cursus d’ingénieur, j’ai aussi une licence en design et un master en éco-conception et j’ai travaillé en micro-technique. Tout ça m’a appris plein de connaissances, que ce soit en électronique, en petite et grosse mécanique, du coup si jamais quelqu’un a besoin d’un coup de main ou s’il y a un projet qui m’intéresse, moi je suis là pour aider aussi.  Et puis si quelqu’un a quelque chose à m’apporter, et bien je suis ouvert aussi ! Certaines personnes se sont intéressées à mon travail, et les interactions c’est super sympa, ça permet de se détendre pendant son travail.

L’idée à terme, c’est donc de travailler ici?
Oui, je viendrai travailler ici, le plus souvent possible ou dès que j’ai des commandes. J’avais un autre travail, mais du coup j’ai démissionné ce soir ! Ça ne me plaisait pas finalement. J’étais recruteur de donateurs, donc je travaillais pour une ONG. Je veux travailler pour et sensibiliser à l’environnement mais ce n’est pas de cette façon-là que je le voyais. Là je suis en attente d’acceptation, j’envoie des papiers pour obtenir mon statut d’auto-entrepreneur, c’est en train de se faire (c’est un peu le combat des fois…).

Et alors, ça fait quoi de devenir auto-entrepreneur à 23 ans?
Ah c’est une joie et une super expérience ! Je suis mon propre patron et je bosse pour moi, c’est super !

Vous pouvez soutenir le projet de Julien en participant à sa campagne Ulule! Il reste 8 jours !

Chasse aux œufs au fablab !

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Rendez-vous jeudi 20 avril au fablab pour un OPENatelier riche en surprise(s) !

CHASSE AUX ŒUFS
Ronan, notre pâtissier en chef, nous prépare des œufs en chocolat de sa confection. Les œufs seront cachés par nos soins dans le fablab et la chasse sera officiellement ouverte à 18h ! Des surprises seront dissimulées dans certains œufs : des bons proposés par les adhérents et 1 forfait Grand Atelier (accès à toutes les machines!) d’un mois pour le fablab.

ATELIER FABRICATION DE BADGES
Après un long moment passé dans les tréfonds du fablab et un petit contrôle technique, notre machine à badge est de nouveau fonctionnelle !
Venez découvrir comment réaliser les badges de vos rêves grâce à cette fantastique petite machine, ainsi qu’à la découpe laser, pour orner votre besace fétiche ou votre blouson en jean. Différents matériaux et outils seront à votre disposition pour exprimer votre créativité : chutes de revues éclectiques, de bois, papiers, et des postes sur lesquels vous pourrez réaliser votre propre visuel avec les logiciels libres Inkscape ou Gimp.

INFOS PRATIQUES :
Gratuit
Jeudi 20 avril 2017
Au fablab Plateforme C, hangar 30 Quai des Antilles 44200 Nantes

Apéro|projets avril 2017 : le programme

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Chaque mois, l’apéro|projets vous propose de découvrir un échantillon croustillant de ce qui se trame au fablab !

AU PROGRAMME LE JEUDI 6 AVRIL:

#Couvertures de livres de recettes, par Hélène
L’Association ECOS présentera son livre de cuisine végétarienne. Ce livre est une découverte des bases de cuisine végétarienne, compilant cours théoriques, astuces et recettes, accompagnés d’un calendrier des légumes de saison. Il a été réalisé de manière entièrement collaborative, avec les adhérents de l’association, que ce soit pour la sélection des recettes, les illustrations, mais également la mise en page. Les couvertures ont ensuite été gravées grâce à la découpe laser au fablab Plateforme C.

#Outils de gestion de Plateforme C, par Gaëlle et Jules
Dans le cadre de notre formation (école d’ingénieur, Polytech), nous devons réaliser un projet pour un client.  Notre projet ? Adapter les outils informatiques actuels à l’évolution de Plateforme C. Pour ça nous travaillons à la fois (un peu ) sur l’organisation physique du lieu et (principalement) sur un outil de gestion libre, qui ferait gagner du temps aux FabManagers ! Les plus objectifs : gestion des stocks, et gestion des réservations des machines !

#Distributeur de croquettes pour chat, par Alexandre
Nous avons construit un distributeur automatique de croquettes, avec trois modes de fonctionnement: manuel, automatique et piloté par sms. Ce projet est l’occasion de flirter avec l’impression 3d et le monde des micro-controleurs, le tout dans un univers libre de droit.

#Fabrication de LongBoards, par Julien
Julien va nous parler de ses longboards et en décrire la discipline. Il abordera plusieurs questions : ce qu’il a voulu créer, sa démarche… Puis il nous montrera ce qu’il a produit jusqu’ici en nous expliquant les étapes de fabrication.

Rendez-vous jeudi à 19h!

Workshop Interpartenaire à Plateforme C : création d’un jardin vertical

Cette année, la classe de 1ère année du BTS Design Graphique de Léonard de Vinci et celle de 2ème année du BTSA Aménagements Paysagers du lycée Rieffel travaillent sur un projet de jardin vertical à destination des personnes âgées ou à mobilité réduite en partenariat avec Plateforme C.

 

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Le projet est né d’une rencontre à Plateforme C entre les deux lycées l’année dernière. Comme le précise Hélène Goyon de Courmakou, enseignante référente du projet pour le lycée Léonard de Vinci, “le but était de partir sur un objet commun mais où chacun avait son travail à faire”. Les étudiants du Lycée Rieffel ont été chargés de toute la partie concernant la réalisation de coffrages et supports du jardin et ceux de Léonard de Vinci se concentrent sur la conception d’une signalétique facilement identifiable par le public visé. Le jardin sera réalisée avec des matériaux de récupération, notamment des palettes. Une date est prévue en avril pour aller installer les jardinières afin que le jardin soit opérationnel dès septembre prochain.

Pendant le workshop du 21 mars, nous sommes allés à la rencontre des étudiants du BTS Design Graphique pendant leur temps de travail à Plateforme C.

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Leur travail a consisté à réaliser 7 visuels de fleurs qui seront utilisées sur les structures du jardin vertical. Ils ont donc généré 7 pictogrammes lisibles qui pourraient être interprétés en découpe laser sur du bois. Ils ont eu plusieurs critères à prendre en compte. En septembre dernier, les étudiants de Rieffel leur ont présenté les lieux où sera implanté le jardin vertical. “Cela nous a permis de nous rendre compte de la dimension physique et naturelle dans laquelle allaient s’inscrire nos pictogrammes. Il ne fallait pas qu’ils soient trop petits par exemple”, explique Hélène.

Des questions vis-à-vis du public pour lequel est destiné le jardin ont aussi émergé : “On a questionné la notion de reconnaissance. Si on travaille avec des personnes à mobilité réduite, elles n’ont pas forcément la même lecture à la même hauteur qu’une personne qui se tient debout. Si c’est une personne âgée, elle ne voit peut-être plus très clair. Si c’est une personne déficiente, il faut que ça soit facilement identifiable. Donc on a abordé ça en design graphique par la simplification et la stylisation formelle”.

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Les 7 fleurs que chaque étudiant était chargé de créer doivent former un tout unifié. Après avoir exploré pendant trois semaines librement, plastiquement et graphiquement des fleurs, (via la couture, la photo, les pochoirs…), ils ont dû fabriquer leur famille de fleurs à partir de ces interprétations graphiques. Puis un vote a été soumis parmi les élèves pour élire le projet dont la gamme sera proposée au lycée Rieffel pour qu’ils puissent l’adapter au jardin.

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À Plateforme C, deux sessions de travail ont été organisées pour les étudiants pendant lesquels ils ont été initiés à la découpe laser ainsi qu’au logiciel Inkscape. La difficulté a été d’interpréter leur charte de couleurs et formes de leur famille de fleurs sur Inkscape alors qu’elle avait été initialement réalisée sur Illustrator. “C’est une autre paire de manche…” nous dit Hélène. En revanche, d’après les étudiants, apprendre le fonctionnement de la découpe laser a été bien plus aisé.

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L’avantage de travailler à Plateforme C ? Cela leur permet de découvrir un fablab et ses machines, une grande première pour ces étudiants. En effet, pour la grande majorité d’entre eux, c’est la première fois qu’ils mettent les pieds dans un fablab. D’après eux, le fablab est “une belle initative”, mais il est “dommage que ce soit aussi peu connu et loin de notre école” : en effet les étudiants viennent de Montaigu. Mais que les nouveaux initiés aux fablabs se rassurent, l’une d’entre eux rappelle qu’il existe un fablab à Montaigu.

L’autre intérêt, c’est, d’après Hélène, qu’ici que se forme un important réseau des écoles d’Arts Appliqués de Nantes : “Si on y était pas, on raterait comme même quelque chose au niveau des rencontres entre les écoles, les étudiants…Cette communication qui existe dans le fablab, on peut pas l’avoir ailleurs”.

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Des projets pour l’année prochaine? Sûrement un nouveau projet avec Plateforme C, cette fois-ci davantage autour de la fraiseuse numérique pour la création de pochoirs. De nouvelles découvertes au programme pour les étudiants !

 

 

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