Fermeture du fablab pour maintenance

Plateforme C est fermé pour maintenance jusqu'au samedi 13 janvier inclus. Ré-ouverture aux horaires habituels à partir du mardi 16 janvier.

Apéro|projets décembre 2017 : le programme

Chaque premier jeudi du mois à 19h, l’apéro|projets est un temps convivial autour d’un verre dédié à la découverte de ce qui se trame au fablab !

# Le chant des cigales nantaises par Jean-Loïc
Le groupe des CIGALES propose aux investisseurs solidaires de mobiliser une partie de leur épargne pour soutenir l’activité économique de l’agglomération à travers des sociétés/associations apportant de la valeur sociale, environnementale ou culturelle. Porteurs de projets en recherche de fonds propres, ou fourmis en devenir, venez rencontrer les CIGALES de Nantes Métropole.
#investissement #solidaire #fourmis

# L’AquaLAB de Bio-T-Full par Anthony
Le projet de l’AquaLAB consiste à implanter sur l’île de Nantes un démonstrateur de cultures aquaponiques, avec un double objectif : démocratiser cette technique de culture durable, mais également de produire, à terme, une partie des ressources nécessaires pour démarrer en aquaponie (poissons, plantes, graînes, etc.). L’association Bio-T-Full qui porte le projet, a pour ambition de développer un système aquaponique connecté à un monitoring permettant de mesurer et contrôler les paramètres qui sont essentiels à cette culture (pH, dureté de l’eau, taux de O2, etc…). L’équipe a déjà bien avancé sur la partie Hardware : reste à concevoir, programmer et tester la partie software sur laquelle ils manquent de compétences, mais pas d’idées !
#aquaponie #culturedurable #software

# Ré-imaginer le rôle des technologies dans les paysages vivants par Julien et Theun
Les 7 et 8 décembre, PiNG organise un workshop autour de la création de dispositifs d’interaction avec la nature qui se déroulera en partie au fablab. À quoi pourraient ressembler les machines si elles étaient conçues comme faisant partie intégrante de la nature, en harmonie avec ses flux et ses rythmes ? Julien, chargé de projet à PiNG et Theun, artiste et chercheur transdisciplinaire animateur du workshop, vous raconteront ce qu’il s’y trame. Plus largement, Julien vous présentera le programme Art/Science/Technologie mené par PiNG et les autres activités qui sont prévus dans l’année : indice, il y aura un événement estival en juillet qui commence par un “S”… !
#interaction #nature #technologies #artscience

[MAKER À COEUR] Jean-Pierre, le récupérateur frénétique

Après avoir réussi (tant bien que mal !) à le sortir de l’Atelier Partagé du Breil, Jean-Pierre nous raconte avec générosité et sensibilité son parcours, sa passion pour le bricolage et la récupération dans laquelle il est tombé étant petit.

Bonjour Jean-Pierre ! Peux-tu te présenter ?

Allez curriculum vitae (rire). Je m’appelle Jean-Pierre Hardy, je suis né à La Rochelle et j’ai grandi dans un environnement où mon père accumulait beaucoup de choses, ce que j’ai continué à faire jusqu’à maintenant. Je me rappelle d’un solex et d’un siège tournant à 8 francs. Les premiers bricolages c’était autour de ça avec un petit moteur d’essuie-glaces sous le siège tournant pour le faire bouger, avec des boutons ! Bref. J’ai fait un IUT de Mesures physiques – Électro-technique qui n’a pas spécialement abouti. J’aimais les moteurs mais les mesures physiques c’était bien trop élevé pour moi.

Après le service militaire, il a fallu travailler. Je suis donc arrivé à Nantes. À l’époque ça n’était pas très compliqué de trouver du travail et j’ai commencé dans un petit magasin, rue Paul Bellamy, qui vendait de la Hi-Fi. J’étais au service après-vente donc j’allais réparer des machines un peu partout. C’est d’ailleurs à ce moment là que j’ai entendu pour la première fois le mot « obsolescence », c’était à peu près en 1975. Je suis ensuite rentré dans une autre entreprise de photocopieurs après avoir rencontré un monsieur qui y était revendeur, et j’y suis resté plus ou moins 20 ans. Finalement, la retraite est arrivée, ça a été un moment difficile, de grand stress. Le corps ne suivait plus et je devais me concentrer sur quelque chose pour ne pas rester à rien faire ! Je me suis donc lancé encore plus fort dans la réparation, toujours en restant dans une démarche de récupération.

Pourquoi viens-tu à Plateforme C ?

C’est plutôt pour transmettre. S’il y a une panne ou quelque chose qui pose un soucis dans un projet, j’essaie de trouver ce qui ne fonctionne pas. Ce sont des réflexes de réparation que j’ai dans la tête, je pense. Mais ce qui est très important, c’est de rencontrer des gens, de faire plaisir aux autres. C’est souvent ce que je remarque dans les ateliers que je fréquente : les gens ont le sourire quand ils arrivent à passer entre les mailles de cette logique de consommation et de destruction, de gâchis.

Depuis quand fréquentes-tu l’Atelier Partagé du Breil ?

J’étais déjà venu à l’atelier du Breil avant qu’il n’ouvre, pour faire un gros tri de tout ce qu’il y avait. Je ne connais pas l’historique du lieu, mais sur le moment il y avait dans l’air un désir de créer un atelier à cet endroit. D’ailleurs quand il y a eu le tri, j’ai récupéré des jouets et d’autres choses pour les démonter proprement et enlever cette tâche à PiNG. Après ce temps de montage, l’atelier a commencé à accueillir du monde. C’est drôle, mais j’aime bien quand on prend des photos à cet endroit car on ne voit que les hauts des crânes (rires).

Et pour Plateforme C ?

Pour le fablab, c’était par les gens. J’ai entendu parler d’une soirée où on allait discuter d’obsolescence programmée donc j’y suis allé. Et dans la conversation, j’ai eu écho d’une animation qui allait se dérouler à Bellevue. J’y suis allé en touriste également, toujours avec mes outils, au cas où (rire). D’ailleurs, j’ai sous le coude un projet d’un robot qui s’occuperait de me suivre en portant mes outils. Mais pour en revenir à cet atelier à Bellevue, j’ai rencontré Julien Merlaud qui travaillait à la Ressourcerie de l’île et, de fils en aiguilles, j’en suis arrivé à visiter Plateforme C. Avant, j’étais un solitaire dans mes bricolages, maintenant je suis presque un solidaire ! Je fais les choses pour les autres.

Est-ce que tu peux nous parler d’un projet que tu as réalisé à l’Atelier Partagé ou au fablab ?

On peut parler du Tronchoscope. J’ai récupéré des trucs dans l’atelier de mon ancien travail, juste avant la retraite. Quand j’ai commencé à reprendre pied, au moment où j’ai découvert Plateforme C, je plaisantais avec Maëlle (l’animatrice du fablab) en lui disant que c’était dommage que de semaine en semaine les uns oublient les prénoms des autres. Je me suis donc penché sur la fabrication d’une machine qui prendrait des photos des adhérents qui le voudraient bien. J’ai utilisé une imprimante thermique qui n’a pas coûté un sou (vive la récup’), un pied de lampadaire récupéré à l’Atelier Partagé et une caméra qui était une caméra de surveillance à la base. L’imprimante reconnaissait directement la caméra : pas besoin de passer par un PC. J’essaie de faire des effets avec peu de choses. Il suffit donc d’appuyer sur l’imprimante et la photo sort en une minute. On peut également faire des planches de 4 ou 16 photos, tout ça géré par des petits boutons et pas par de l’électronique.

Maëlle m’a demandé comment on allait l’appeler alors j’ai cherché et, finalement, on est arrivé au Tronchoscope. Ça a sûrement servi pendant un moment à faire ça, des photos des adhérents, et puis c’était sympa parce que j’avais amené des magnets et il y avait les cartes d’adhérents avec la photo sur un tableau. On savait qui était qui, comme ça ça facilitait le contact.

Pour finir, as-tu une anecdote qui te revient en mémoire, que ça soit à Plateforme C ou à l’Atelier Partagé ?

Je me suis retrouvé, un jour à Plateforme C, avec Rémy, à aller voir l’espace de construction de bateaux en face du fablab. On a visité un peu et je suis tombé devant un bloc machine, je ne sais plus à quoi ça servait. J’ai apprécié la manière dont ça avait été fait et construit et on m’a dit que c’était en vrac à cause d’une chaîne cassée et que ça ne marchait plus. Mais, moi je me suis dis que je connaissais ces chaînes là ! Je suis rentré chez moi et j’ai fouillé un peu pour finalement retrouver dans mon stock des chaînes des mêmes dimensions : pile ce qu’il fallait ! La machine a donc pu repartir après ça. C’est la force de la récupération, tu ne sais pas quand est-ce qu’un élément servira, mais ça servira !

Apéro|projets novembre 2017 : le programme

Chaque premier jeudi du mois à 19h, l’apéro|projets est un temps convivial autour d’un verre dédié à la découverte de ce qui se trame au fablab !

AU PROGRAMME LE JEUDI 9 NOVEMBRE :

# Pixit de Tom
Tom nous présente son projet en cours de réalisation, et disons le tout de suite, c’est parfait pour l’apéro|projets !!! Pixit a pour vocation de devenir une table basse sur laquelle un “écran” est disposé. Cet écran est composé de 256 LEDs et sert à afficher toutes sortes d’applications (animations, jeux, etc.). Le tout est contrôlable par des manettes de jeu classique (PS3, PS4, XBOX). Le but ultime ? Avoir une table basse sur laquelle prendre l’apéro et pouvoir se détendre en jouant avec des amis ou simplement afficher une animation relaxante ! Un cocktail détonnant à base d’arduino mega et d’un max d’ingéniosité !

# La trottinette électrique de Maxime
Projet “sorti du placard” où il attendait sagement son tour depuis plus d’un an, la trottinette électrique de Maxime a subi quelques modifications récemment ! Entre électronique, mécanique et considérations esthétiques du véhicule, Maxime a encore quelques problématiques à résoudre, dont un problème de “mosfet”, quelques vibrations qui abîment le châssis et l’électronique, et l’envie de rendre le tout plus joli ! Des pistes de solutions seront donc les bienvenues…À vos idées !

# La vador est dans la place ! présentée par Adrien
Si vous êtes venu.e au fablab récemment, vous aurez sans doute remarqué – œuvrant dans l’ombre du fablab –  qu’une imprimante 3D fabriquait les fameux “connecteurs” de la scénographie de Festival D. “Vador” de son petit nom, était sollicitée à plein temps pour Festival D, mais elle est maintenant disponible pour la communauté dans le cadre des forfaits ateliers ! Quelles sont ses particularités ? Pour quels usages Vador sera utile ? Quelles sont les règles du jeu à l’usage de Vador ? Et d’ailleurs pourquoi s’appelle-t-elle Vador ?!  Autant de questions qui trouveront leur réponse à l’apéro|projets ! #maytheforcebewithyou

# Lancement du projet collectif “Tablets Patchwork” par Yann
Un nouveau projet collectif voit le jour au fablab ! Il s’agit de donner une seconde vie à des tablettes endommagées, les bricoler pour qu’elles affichent des photos en diaporama, photos qu’on pourra envoyer simplement via wifi ! Résultat, un outil sympa pour la documentation et la convivialité au fablab ! Yann, chef d’orchestre du projet, le présentera en détail ce jeudi, et lancera le recrutement pour constituer une équipe motivée ! Avis aux intéressé·e·s !

Apéro|projets octobre 2017 : le programme

Chaque mois, l’apéro|projets vous propose de découvrir un échantillon croustillant de ce qui se trame au fablab !

AU PROGRAMME LE JEUDI 5 OCTOBRE :

# Farmbot – en guest
Farmbot est un robot-potager Open-Source et Do It Yourself (à faire soi-même). Grâce à lui, de petites surfaces deviennent productives et n’importe qui peut devenir auto-suffisant en légumes bio. Jean, un des initiateurs, viendra nous expliquer le projet et comment il souhaite le développer à Nantes.

# Rail-travelling
Cinéaste amateur à la retraite, Lucien réalise régulièrement des vidéos : des fictions personnelles, ou des demandes particulières pour des théâtres par exemple. Il a pour projet de fabriquer un slider pour travelling d’une caméra semi-professionnelle afin de lui permettre de se déplacer, à vitesse variable, de gauche à droite et inversement. Ses connaissances en électronique étant limitées, il recherche de l’aide auprès de la communauté du fablab.

# Caisse à vélo sur-mesure
Vincent est un habitué du fablab. Maker confirmé, il maîtrise l’imprimante 3D les yeux fermés et fourmille d’idées. Un jour il a acheté une caisse en bois à Ikea et l’a transformé en caisse pour vélo sur-mesure. Grâce à des éléments plastiques spécialement modélisés et imprimés en 3D, sa caisse à vélo dispose d’attaches adaptées à son matériel de photo et peut se déclipser en quelques secondes du porte-bagage.

# Formation de médiateur numérique
Vous les avez sûrement déjà croisés à Plateforme C : depuis quelques temps, huit étudiants “Conseiller(ère) médiateur(trice) numérique” de l’AFPA suivent un module de formation à la fabrication numérique au fablab. Ils vous feront un retour d’expérience sur ces six semaines de formation et vous présenteront un aperçu des projets qu’ils ont développés : entre explorations des enjeux de la fabrication numérique, électronique et scan3D !