Apéro|projets avril 2018 : le programme

Chaque premier jeudi du mois à 19h, l’apéro|projets est un temps convivial autour d’un verre dédié à la découverte de ce qui se trame au fablab !

# Cube & co par l’École de Design
On commence par une histoire de cubes ! 30 étudiants de l’École de Design Nantes Atlantique ont participé à un workshop d’une semaine à Plateforme C. Leur objectif ? Concevoir et fabriquer un cube avec lequel il est possible d’interagir via différents capteurs mais également à travers le web.
Les quatre cubes réalisés durant le workshop vous seront présentés :
– le Cub-i : un cube-jeu qui propose des mini-jeux et des mini-quizz pour boire (des smoothies) avec convivialité
– le Kubochi : un robot-cube qui a énormément besoin de câlins
– le cube de l’au-delà pour communiquer avec les plus fameux locataires du paradis (Jésus ou Johnny par exemple)
– Run, un cube qui permet de modifier une vidéo de manière tangible
#école #design #cubes #interactivité

# Le Sylent-oud par Sylvain
Créé par Sylvain BD, le sylent-oud est un instrument de musique électrique de voyage fabriqué à Nantes. Inspiré du monde de la guitare, il est conçu pour les joueurs de oud (luth méditerranéen) qui souhaitent voyager léger. Préparez vos oreilles, le oud débarque à Plateforme C !
#musique #oud #voyage

# L’association BISS (Bolivia inti – Sud Soleil)
Ailleurs dans le monde, et majoritairement en Afrique, Bolivia Inti – Sud Soleil accompagne les porteurs de projet, conduit des missions d’expertise, créée des partenariats dans l’objectif de promouvoir les énergies renouvelables dans les pays en voies de développement … L’association sera présente afin nous présenter ses outils de cuissons écologiques, fabriqués par les artisans locaux et les familles.
#cuisson #local #aide

# Accessoires de jeu à la découpe laser par Denis
Denis est un adhérent de PiNG. Parallèlement à cette délicieuse activité, il joue régulièrement à un jeu de stratégie avec figurines. Rapidement il a commencé à fabriquer des accessoires de jeu et des décors grâce à son usage de la découpe laser : il nous présentera son travail et, peut-être, ses techniques secrètes de création ?
#adhérent #jeux #création

[MAKER À COEUR] Claire, l’artisane relieuse

Nous vous présentons Claire, ancienne développeuse de logiciels qui nous parle de son cheminement vers sa nouvelle activité d’artisane relieuse !

Bonjour Claire, peux-tu te présenter ?

Je m’appelle Claire Masfrand et je me suis lancée dans un projet de reconversion professionnelle suite à mon précédent emploi dans une boite d’édition de logiciels. J’ai commencé ma carrière en tant que développeuse et j’ai évolué dans mon entreprise en allant sur des postes de consultante ou d’avant-vente, donc, avec un un peu plus de rédactionnel. J’ai changé complètement de travail parce que j’avais envie d’un métier plus manuel dans lequel je puisse faire un peu plus ce dont j’avais envie : je me suis donc orientée vers la reliure en 2016.

J’ai suivi un CAP Arts de la Reliure / Dorure au Musée de l’imprimerie à Nantes, un jour par semaine, tout en travaillant. J’ai eu mon diplôme et suit donc artisane relieuse.

Est-ce que c’était le désir de changer de métier ou d’être artisane qui t’a amené à cette reconversion ?

Ce qui m’a vraiment poussé au départ c’était l’envie de faire autre chose. C’est ma manière de fonctionner : dans l’entreprise où j’étais avant j’ai eu trois postes différents en 8 ans et j’avais à peu près fait le tour de ce que l’on pouvait m’y proposer. On change aussi avec l’âge, je suis dans un désir de choses un peu plus lentes et moins dans la rapidité immédiate. Le fait d’avoir un travail manuel c’est permettre un temps de pratique qui amène, forcément, un temps de réflexion. Et également le sens du toucher, avoir le matériau dans les mains, créer et bouger son corps : c’est un désir de ne pas être statique.

Comment est-ce que tu as découvert Plateforme C ?

Je connaissais de nom. Je savais qu’il y avait des fablabs sur l’île de Nantes, et également par le biais de mon époux qui avait participé à Muséomix, événement sur lequel PiNG était présent. J’ai donc découvert Plateforme C comme ça. Je me suis vraiment renseigné au moment où j’ai voulu commencer à créer avec une découpe laser : où est-ce que je peux en trouver une ? Est-ce que je peux l’acheter ? Et, finalement, ce n’était pas valable niveau coût vis à vis de l’usage que j’en ai soit beaucoup de prototypage et pas un désir de faire de la série de masse. De ce fait, l’abonnement à Plateforme C me convient bien !

Est-ce que tu te souviens de la première fois où tu es venue à Plateforme C ?

Oui ! C’était pour prendre des informations (rire). La fois où je suis entrée et restée c’était pour une initiation découpe laser en novembre 2016 car, pendant ma formation en reliure, je m’étais dis que j’allais essayer de voir les croisements possibles. Finalement, passer un jour par semaine sur cette formation et avoir le diplôme était déjà un beau challenge et je ne pouvais pas en plus travailler sur du prototypage, ça aurait été trop lourd.

Du coup j’ai fait cette initiation mais je n’ai pas du tout pratiqué pendant un moment et j’ai refais une initiation découpe laser un an après parce que, évidement, j’avais tout oublié en ne pratiquant pas.

Alors, maintenant que tu as ton diplôme, tu as pu faire du prototypage à Plateforme C ?

Oui ! En novembre 2017 j’ai pris un abonnement un mois et j’ai pu en faire pas mal. Je me suis attardée sur la découpe laser mais on est toujours un peu trop optimiste et je me suis rendu compte assez rapidement que ça allait prendre plus de temps que ce que j’avais prévu. Il faut que je m’y mette avec plus de méthodologie en travaillant matériau par matériau pour tester toutes les possibilités de gravures, de vitesses, de puissances …

Mais ce qui était intéressant c’est que je suis parti par la suite sur des projets beaucoup plus simples comme, par exemple, des petits carnets pour Noël en récupérant des plaques de contreplaqué de Station-Service. J’ai fait deux marchés de Noël durant lesquels j’ai pu vendre ces carnets, et j’ai pu en profiter pour parler avec les personnes que je croisais de Plateforme C, des matériaux, de ce qu’on peut faire avec la découpe laser, etc.

Ça permettait d’expliquer le chemin de création des objets qu’ils avaient directement sous les yeux ?

Oui ! Je trouvais ça intéressant parce que je l’avais fait là-bas [à Plateforme C], c’était donc intéressant d’en parler, et de toute façon c’est imprimé dans le matériau lui-même : c’est brûlé, ça se voit et ça se sent donc le désir de création amène l’idée que l’on puisse expliquer le procédé de création. D’ailleurs, les gens aiment bien acheter des choses mais ils aiment surtout savoir comment ça a été fait.

Pour conclure, quels sont tes projets à Plateforme C ?

Et bien, là, j’aimerais bien y aller tout le temps ! Je vais reprendre un abonnement et, comme je le disais plus haut, travailler de manière un peu plus méthodologique : refaire des tests sur les cartons, les bois. En ce moment, je veux faire de la courbure, je veux que les matériaux soient solides sur les plats du livre [couvertures avant et arrière] et pouvoir faire en sorte que le dos se torde tout en restant solide. C’est là qu’est tout le problème : on doit pouvoir l’ouvrir plusieurs fois sans qu’il ne casse, et en même temps s’il est trop souple les plats seront souple comme du cuir et ça n’est pas l’idée. Je me suis rendu compte que c’était beaucoup de petites problématiques techniques, c’est là où ce n’était pas la bonne méthode que de vouloir les aborder toutes d’un coup, plutôt que par étapes.

Le problème c’est que je me disperse très facilement : on me parle de broderie et j’imagine comment l’utiliser pour recouvrir un livre de tissu avec la brodeuse numérique,. C’est la même chose pour les imprimantes 3D : j’en ai parlé avec l’équipe d’adhérents qui les présentaient à Festival D  et ils m’expliquaient, toujours avec cette dualité souple/rigide, qu’il existe des matériaux plastiques flexibles qui se tordent tout en restant solides que l’ont peut utiliser via une imprimante 3D. Pour résumer, pleins de projets pour 2018 à Plateforme C !

Apéro|projets mars 2018 : le programme

Chaque premier jeudi du mois à 19h, l’apéro|projets est un temps convivial autour d’un verre dédié à la découverte de ce qui se trame au fablab !

L’APÉRO-PROJETS DU JEUDI 01 MARS SE DÉROULERA EXCEPTIONNELLEMENT AU BREIL !

# Un Pas vers la ville
Il fait froid et l’on a envie de rester sous la couette, certes. Mais comment découvrir de nouveaux espaces urbains ? Aude vient présenter ses vidéos artistiques durant lesquelles elle filme ses différentes marches et explorations de la ville. Une façon de découvrir de nouveaux endroits par son regard !
#Ville #explorations #art

# Un outil d’échange en ligne pour la communauté PiNG !
Bien communiquer ne serait-ce pas la clef pour une relation épanouie ? On vous laisse réfléchir à la question jusqu’à la présentation de deux représentants du Conseil d’administration de PiNG d’un outil permettant de faciliter les discussions et les échanges en ligne entre les membres de la communauté !
#CA #outil #échanges

# Jeu de société : Chassé-Croisé
Pierre a pour hobby de créer des jeux de société, après s’être formé à Plateforme C sur les imprimantes 3D il croise ces deux univers pour arriver à un prototype de jeux de société imprimé en 3D. On ne sait pas pour vous, mais nous on a déjà envie de jouer !
#Imprimante3D #jeux #protoype

# Objectif La Lacarde
Récupérer, réutiliser, moins dépenser : Martin présente son projet de mini maison mobile autoconstruite avec des matériaux de récupérations. Le projet avance et arrive le besoin de croiser les compétences en partant à la rencontre d’auto-constructeurs/bidouilleurs/citoyens !
#Petit escargot #porte sur son dos #sa maisonnette

Fermeture du fablab

En raison des températures, Plateforme C est exceptionnellement fermé du mardi 6 février au samedi 3 mars inclus.

[MAKER À COEUR] Mustafa, un parcours guidé par les rencontres

Nous vous présentons Mustafa : stagiaire chez PiNG dont l’objectif est de croiser les makers évoluant à Plateforme C !

Bonjour Mustafa ! Peux-tu nous dire qui tu es ? ?

Je m’appelle Mustafa Shalan, j’ai 29 ans. Je suis en France depuis 2 ans, avant j’étais prothésiste dentaire en Géorgie. Depuis septembre 2017 je suis en formation à l’École de la deuxième chance et mon projet est de travailler dans la maintenance informatique. Cette école est là pour aider les jeunes sans diplôme et sans le bac à trouver une formation ou un job. Nous avons 5 stages à faire durant notre parcours à l’école : j’en ai déjà fait 3, dont un en maintenance informatique et un en réparation de vélos. Le 4ème stage je le fais en ce moment au fablab Plateforme C !

Comment es-tu arrivé à Plateforme C ?

J’aime beaucoup réparer des choses (comme par exemple mon ordinateur, une lampe, …), un jour ma femme m’a proposé d’aller à Plateforme C. Mais c’était à une période où je ne parlais pas encore bien français, alors l’idée de rencontrer d’autres personnes me faisait un peu peur.

Quelques temps plus tard, après avoir appris un peu mieux le français, un ami m’a reparlé du fablab en me disant que c’est un bon endroit pour rencontrer de nouvelles têtes. Nous avons alors commencé à nous renseigner sur les différents projets menés là-bas. Et, juste après, mon école nous a proposé de participer à un projet durant deux semaines au fablab afin de fabriquer un objet à présenter à la semaine culturelle : c’était l’opportunité parfaite pour moi de découvrir Plateforme C !

Ce projet m’a permis de rencontrer des adhérents et les membres de l’équipe : Adrien, Maëlle, Laurent. Nous avons passé 10 jours en tout à Plateforme C dans le cadre de ce projet et j’ai vraiment aimé l’environnement. Cela m’a mis en confiance pour demander un stage chez PiNG ! Pour moi, ce qui est le plus important au fablab c’est de faire des rencontres, de vivre différentes expériences et différents projets… Même si il fait trop froid là-bas ! (rire)

Sur quoi travailles-tu dans le cadre de ton stage à PiNG ?

L’idée c’était de commencer avec les machines à coudre. Je trouve ces machines très importantes dans la vie de tous les jours : nous avons toujours besoin d’acheter tout et n’importe quoi et souvent c’est trop cher.

La première machine sur laquelle j’ai commencé à travailler au fablab ne fonctionnait pas. Plusieurs personnes travaillent avec et chacun a ses propres réglages, ce qui peut expliquer ce genre de problèmes. J’ai alors demandé de l’aide à un adhérent : nous avons repéré qu’il y avait un souci pour passer le fil dans la machine et, durant deux heures, nous avons essayé de comprendre ensemble pourquoi la machine ne marchait pas.

Pierre-Guillaume, un autre adhérent, est ensuite arrivé. Il était motivé pour nous aider. Nous avons à nouveau passé deux heures à tenter de résoudre le problème mais la machine ne fonctionnait toujours pas. Nous avons cherché sur internet, sur youtube, mais elle refusait de marcher !

Je me suis alors rendu compte que c’est vraiment intéressant de voir comment les gens viennent vers toi et te demandent « Tu as besoin d’aide ? Qu’est ce que tu fais ? Tu connais cette machine ? ». C’est un partage d’expérience, je trouve ça magnifique.

Après tout ça, Pierre-Guillaume a dit qu’il avait une machine chez lui et qu’il la ramènerait le lendemain. C’est ce qu’il a fait et grâce à ça j’ai pu commencer un projet de manteau de pluie. J’ai eu des soucis au niveau du premier matériau que j’ai utilisé, qui était fragile, mais c’est intéressant aussi de faire différents essais.

Ensuite, le plan de mon stage a un peu changé parce que le froid est arrivé et Plateforme C a été fermé pour les deux dernières semaines. J’ai donc été à l’Atelier Partagé du Breil où j’ai continué à peu près sur les mêmes projets mais en changeant certaines choses. Par exemple, j’ai entamé une formation en ligne pour apprendre le langage Python. L’Atelier Partagé (plus calme que la fablab) me permet de me concentrer un peu plus là-dessus. Je travaille également sur un jeu HTML, j’ai commencé à le fabriquer et dessiner une boite sur le logiciel Inkscape. J’attends la réouverture de Plateforme C pour pouvoir la faire avec la découpe laser.

As-tu une idée de projet que tu souhaites réaliser au fablab, après ton stage ?

Je n’ai pas vraiment réfléchi à cela, je veux surtout continuer d’apprendre à Plateforme C. J’ai envie d’observer comment le fablab fonctionne : cela m’intéresse plus que d’avoir un projet précis. Je n’ai pas grand-chose de prévu après le stage, je vais donc revenir à Plateforme C pour continuer à apprendre et, après, je choisirai quelque chose de précis. Je souhaite continuer à croiser du monde, créer et mettre en œuvre un projet ça sera pour plus tard !

Apéro|projets février 2018 : le programme

Chaque premier jeudi du mois à 19h, l’apéro|projets est un temps convivial autour d’un verre dédié à la découverte de ce qui se trame au fablab !

# Nichoir connecté par Jean
Jean, notre maker ornithologue, revient nous parler de son projet de nichoir connecté. L’idée ? Installer une caméra sur un nichoir afin de pouvoir enregistrer et transmettre des images pour suivre en direct la vie des oiseaux. Jean recherche des compétences en Raspberry et réseau pour l’aider à finaliser ce projet commencé il y a un an !
#raspberry #nature #vidéo

# OPENmicro bonnes résolutions / révolutions / évolutions
2018 c’est parti ! Quels sont vos projets ? Les sujets que vous souhaitez explorer, défricher cette année ? Quel objet comptez-vous (enfin) réparer ou fabriquer ? Bref, quelles sont vos bonnes résolutions / révolutions / évolutions numériques en ce début d’année 2018 ?
Venez les partager lors de ce premier Apéro|Projets, et qui sait…peut-être repartirez-vous avec des complices pour la suite ?
#résolutions #révolutions #2018

# Come on Simone
Du 28 juillet au 19 août, Alexia et sa compagne de route participent à l’Europ’raid, le premier raid-aventure en Europe. En 23 jours, elles effectueront 10000km à travers 20 pays avec pour mission d’acheminer 100 kilos de matériel scolaire, sportif ou médical dans une école isolée d’Europe de l’Est. Tout cela en Peugeot 205 !
Les nantaises, qui ont baptisé leur équipe “Come on Simone“, viendront nous parler des préparatifs de cette aventure humanitaire dont une partie s’est déroulé au fablab.
#205 #roadtrip #solidaire

# Point d’étape Chantier de sécurisation du retour CNC
David et Laurent présenteront un point d’étape sur le chantier de sécurisation du routeur CNC et lanceront un appel à coups de main, car il reste encore beaucoup à faire ! Et si vous en doutiez, sachez qu’il y en a pour tous les goûts ! Pêle-mêle, vous pouvez vous investir sur : la mise en sécurité de l’utilisation, la définition d’un protocole d’usage de la machine,de l’automatisme (Arduino, programmation, etc.), l’installation de caméras sur la machine pour suivre l’usinage (conception et impression 3D de pièces de fixation), la mise à jour de la documentation technique sur la machine. Bref, venez nombreux.ses pour rejoindre l’aventure !
#collectif #sécurité #sentierBattu